L’Union départementale CGT du Morbihan condamne avec la plus grande fermeté la communication aux élus du CCI du président du MEDEF du Morbihan appelant à la fermeture de la Fonderie de Bretagne, site industriel historique de Caudan.
Cette prise de position est scandaleuse, irresponsable et profondément révélatrice d’une logique patronale qui préfère liquider un outil de production plutôt que de défendre l’emploi, les savoir-faire et l’avenir industriel du territoire.
La fermeture n’est pas une solution : c’est une décision politique et patronale.
La Fonderie de Bretagne, ce sont des femmes et des hommes, des compétences reconnues, un outil industriel et un bassin d’emplois. Appeler à la fermeture, c’est appeler à :
- la suppression d’emplois directs et la casse de dizaines/centaines de familles
(salarié·es, intérimaires, sous-traitants) ; - la déstructuration d’un tissu économique local déjà fragilisé ;
- la perte de savoir-faire industriels stratégiques, difficiles voire impossibles à
reconstituer.
Le MEDEF ose présenter la fermeture comme du “réalisme économique”. Nous répondons que le vrai “réalisme”, c’est de comprendre qu’un territoire qui laisse partir ses industries s’appauvrit durablement.
L’industrie en Bretagne mérite mieux que des abandons organisés Alors que partout on parle de réindustrialisation, de souveraineté et de transition énergétique, le MEDEF choisit l’option inverse : désindustrialiser et mettre au rebut un site qui doit au contraire être soutenu et reconverti quand c’est nécessaire, avec un carnet de commandes, des investissements et une stratégie industrielle de long terme.
La CGT rappelle que les crises industrielles ne tombent pas du ciel : elles résultent de choix de gestion, de stratégies de donneurs d’ordre, de politiques publiques insuffisantes et parfois d’un manque de volonté à sécuriser l’activité et l’investissement. Le MEDEF ne peut pas se dédouaner de toute responsabilité en appelant, froidement, à la fermeture.
Nous exigeons des solutions, pas des condamnations.
L’Union départementale CGT du Morbihan réaffirme que toutes les solutions doivent être mobilisées pour garantir la pérennité de la Fonderie de Bretagne :
- maintien et sécurisation de l’activité et des commandes, en priorité via les
donneurs d’ordre ; - investissements industriels et plan de modernisation ;
- garanties sur l’emploi, les salaires, et les conditions de travail ;
- transparence sur les choix industriels et financiers ;
- engagement de l’État et des collectivités pour préserver un outil stratégique et
les emplois associés.
La CGT appelle à l’unité et à la mobilisation
Face à ce discours de fermeture, la CGT appelle : les salarié·es, les organisations syndicales, la population, les élu·es locaux et
nationaux, à refuser la fatalité et à défendre l’emploi industriel dans le Morbihan.
Nous ne laisserons pas un communiqué du MEDEF décider du sort de centaines de travailleurs et travailleuses. La Fonderie de Bretagne n’a pas vocation à fermer : elle a vocation à vivre, produire et se développer, avec une stratégie industrielle à la hauteur.
La CGT le dit clairement :
Ce qui coûte “trop cher”, ce ne sont pas les emplois, mais le capitalisme et
les fermetures d’usine.
