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Le 16 juillet 2026, l’Union départementale CGT du Morbihan et le syndicat CGT de l’association Kervihan rendent publique leur profonde inquiétude face à une situation de souffrance au travail qui perdure au sein de l’association.

Malgré l’exercice d’un droit d’alerte pour danger grave et imminent et le vote, le 3 juillet dernier, d’une expertise pour risque grave par le Comité social et économique (CSE), les réponses apportées par l’employeur restent insuffisantes au regard de la gravité des faits signalés.

Une situation qui ne peut plus être ignorée

Des salariés témoignent depuis plusieurs mois d’un épuisement professionnel, d’une souffrance psychologique importante, d’arrêts de travail prolongés et de départs subis. Des signalements particulièrement préoccupants, évoquant notamment des propos suicidaires et un risque de passage à l’acte, ont conduit les représentants du personnel à exercer leur droit d’alerte.

Le départ du directeur général en avril dernier n’a pas mis fin aux difficultés. Les salariés continuent de dénoncer un climat de travail dégradé, une perte de confiance profonde et des pratiques managériales que la CGT considère comme toxiques.

Le vote du CSE en faveur d’une expertise pour risque grave constitue une étape importante. Cette expertise indépendante devra permettre d’identifier les facteurs de risques psychosociaux et les mesures de prévention nécessaires. La CGT demande que les salariés puissent s’exprimer librement et que l’expert dispose de tous les éléments utiles à sa mission.

Un dialogue social qui suscite de vives inquiétudes

Au-delà de la situation des salariés, la CGT dénonce un fonctionnement du dialogue social qui ne permet pas, selon elle, un débat serein et contradictoire.

Lors du CSE extraordinaire du 24 juin 2026, des courriers syndicaux ont été remis aux élus le jour même de la réunion avant qu’ils soient invités à se prononcer sur leur contenu. Le projet de procès-verbal fait également état de propos particulièrement virulents à l’encontre de l’action syndicale.

Pour la CGT, les représentants du personnel ne doivent pas devenir la cible des critiques lorsqu’ils exercent leur rôle d’alerte. Le débat doit rester centré sur la protection de la santé et de la sécurité des salariés.

La confidentialité des témoignages doit être garantie

La CGT s’inquiète également de la transmission à la direction, par le CSE, de courriers de salariés portant explicitement la mention « CONFIDENTIEL ».

Aucun salarié ne doit craindre d’être identifié ou exposé pour avoir témoigné de ses conditions de travail. La confidentialité des alertes constitue une condition indispensable à une véritable prévention des risques psychosociaux.

Des engagements immédiats sont nécessaires

L’Union départementale CGT du Morbihan et le syndicat CGT de l’association Kervihan demandent notamment :

  • la protection effective des salariés ayant témoigné ou lancé une alerte ;
  • l’arrêt de toute stigmatisation des salariés et de leurs représentants ;
  • une clarification complète sur la transmission des courriers confidentiels et des garanties effectives de confidentialité ;
  • une coopération pleine et entière avec l’expert désigné par le CSE ;
  • la mise en œuvre immédiate d’un plan de prévention des risques psychosociaux ;
  • un dialogue social respectueux des représentants du personnel et des organisations syndicales.

La CGT réaffirme qu’elle continuera à agir pour que les faits soient établis, que les salariés soient protégés et que les obligations de prévention prévues par le Code du travail soient pleinement respectées.

La santé, la sécurité et la dignité des salariés doivent redevenir la priorité.

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