Le tribunal judiciaire de Lorient a rendu, le 28 janvier 2026, une décision importante en condamnant le dirigeant des sociétés West Pompage et Doré Sols à quatre mois de prison avec sursis, ainsi qu’au versement de dommages et intérêts, pour des faits de violences à l’encontre de Vladimir Bizet Guilleron, conseiller du salarié CGT.
Les faits remontent à un entretien préalable à un éventuel licenciement, au cours duquel Vladimir accompagnait un salarié dans l’exercice de ses droits. C’est dans ce cadre, pourtant strictement encadré par la loi, que ce chef d’entreprise a commis des violences à l’encontre de notre camarade.
Une condamnation qui s’inscrit dans une série de manquements graves
Cette décision de justice ne constitue pas un fait isolé. car le même dirigeant a été également condamné pour délit d’entrave, après avoir refusé de recevoir un salarié convoqué à un entretien parce qu’il était accompagné de ce même son conseiller du salarié.
Par ailleurs, plusieurs violations graves et répétées du Code du travail commises au sein des deux entreprises avaient également donné lieu à des condamnations judiciaires.
La CGT se félicite de cette décision, qui vient rappeler que nul n’est au-dessus des lois, et que les atteintes aux droits des salarié·e·s et de leurs représentant·e·s ne peuvent rester impunies.
Stop à l’impunité et aux violences patronales
Il est totalement inadmissible que les conseillers du salarié et les représentants du personnel — qui assurent des missions essentielles d’information, de conseil et d’assistance — soient victimes de violences et d’entraves dans l’exercice de leurs fonctions.
Cette situation est d’autant plus préoccupante que les différentes réformes du droit du travail, notamment les lois El Khomri et les lois Travail, ont considérablement réduit le nombre de représentants du personnel et limité les possibilités de recours pour les salarié·e·s devant les prud’hommes.
Les attaques contre les travailleuses et les travailleurs, ainsi que contre celles et ceux qui les défendent, doivent cesser.
Des droits à défendre partout, pour toutes et tous
La CGT rappelle que dans toutes les entreprises et dans tous les bassins d’emploi, les salarié·e·s doivent pouvoir bénéficier de la présence de délégué·e·s et de conseiller·e·s du salarié en toute sécurité, sans crainte de représailles ou de violences.
Cette condamnation doit servir d’exemple et marquer un coup d’arrêt clair à l’impunité patronale.
La CGT restera pleinement mobilisée pour défendre les droits des salarié·e·s et faire respecter le droit du travail.
