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On le savait déjà, mais l’enquête de France Inter dans le podcast Secrets d’info / Révélations vient d’en remettre une couche. Et franchement, le tableau est magnifique (non).

Pendant qu’on nous vend « le retour à l’emploi » à longueur de plateaux télé, la réalité est un peu plus cynique : le chômage est devenu un marché ultra-profitable… sauf pour celles et ceux qui le subissent.

1. Prestataires privés : la course au chiffre d’affaires

Du côté des boîtes privées à qui France Travail sous-traite l’accompagnement, c’est la fête. Elles sont payées au nombre d’inscrit·es, à la durée du suivi et au nombre de formations casées.

Vous imaginez la suite ? Évidemment :

  • Des gens inscrit·es à des formations sans même qu’on leur demande leur avis.
  • Des call centers qui font du phoning sauvage pour remplir les sessions.
  • Des ateliers totalement inutiles (voire « maxi-nuls », disons les termes).
  • Et petit bonus : des coups de téléphone de 45 minutes magiquement facturés 1h30 à France Travail. Elle est pas belle la vie ?

2. Le plan POE I : former ? Non, faire travailler pour pas cher

Dans le deuxième épisode, l’enquête s’attaque aux abus sur la POE I (Préparation Opérationnelle à l’Emploi Individuelle). Sur le papier, c’est censé financer la formation d’un·e candidat·e avant une embauche.

Dans les faits ? Certaines entreprises ont vite compris le filon :

  1. Elles font travailler les chômeur·ses (et pas les former, faut pas rêver 🤡).
  2. Elles les paient en dessous du SMIC.
  3. Et à la fin du dispositif… zéro embauche à la clé. Merci, au revoir !

3. L’algorithme magique : traquer les « mauvais·es chômeur·ses »

Et pendant que des boîtes privées détournent l’argent public en toute tranquillité ? France Travail teste un super algorithme de profilage.

Pour chasser les abus des entreprises prédatrices ? Mais non, voyons ! Pour déceler les abus des demandeur·ses d’emploi, évidemment ! 🤡

C’est quoi la différence entre un bon et un mauvais chômeur ? Le mauvais chômeur, il voit une offre inadaptée, il ne postule pas. Hop, l’algorithme le repère ! Et comme par hasard, ces outils ciblent en priorité les personnes les plus vulnérables, augmentant au passage le risque de leur faire perdre leurs droits.

Bref…

L’enquête dessine un système limpide : il y a toujours quelqu’un pour gagner de l’argent sur le chômage. C’est juste pas les chômeur·ses.

À la CGT Morbihan, on réclame l’arrêt immédiat de cette marchandisation et du flicage algorithmique. L’argent public doit servir à accompagner dignement les travailleurs et travailleuses, pas à engraisser des boîtes privées ou subventionner du travail sous-payé.

👉 L’enquête complète est à retrouver dans le podcast « Révélations / Secrets d’info » de France Inter. À écouter d’urgence.

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