Pendant que beaucoup profitent de l’été, le gouvernement prépare une nouvelle offensive contre notre système de santé. Son objectif affiché : faire des économies sur l’Assurance maladie. Mais derrière les chiffres, ce sont encore les patientes et les patients qui vont passer à la caisse.
Parmi les mesures évoquées figurent le doublement des plafonds des franchises médicales et des participations forfaitaires, ainsi qu’une baisse du remboursement de certains médicaments. Concrètement, cela signifie une chose : moins de remboursements, plus de dépenses à la charge des malades.

Se soigner ne doit pas devenir un luxe
Quand les fins de mois sont déjà compliquées, chaque euro compte. Augmenter le reste à charge, c’est pousser toujours plus de personnes à repousser une consultation, un traitement ou un examen médical.
Les premiers touchés seront les personnes atteintes de maladies chroniques, les retraité·es, les jeunes en situation de précarité, les familles modestes et l’ensemble des salarié·es qui voient déjà leur pouvoir d’achat s’éroder.
Pour la CGT, présenter ces mesures comme une manière de « responsabiliser » les assurés est une impasse. Depuis des années, les franchises médicales n’ont jamais permis de réduire les besoins de santé. Elles ne font qu’alourdir la facture de celles et ceux qui sont déjà fragilisés.
Les mutuelles ne sont pas la solution
Le gouvernement laisse entendre que les complémentaires santé pourront absorber une partie de ces dépenses. En réalité, cela revient simplement à déplacer la facture.
Lorsque la Sécurité sociale rembourse moins, les mutuelles paient davantage… et augmentent ensuite leurs cotisations. Au final, ce sont encore les salarié·es et leurs familles qui financent ces choix politiques.
Défendre la Sécurité sociale, c’est défendre un droit
La Sécurité sociale a été construite sur un principe simple : chacun cotise selon ses moyens et reçoit selon ses besoins. Fragiliser ce modèle, c’est remettre en cause un acquis fondamental qui garantit l’égalité d’accès aux soins.
La CGT dénonce également la méthode employée, avec des annonces faites en plein été et la volonté de passer par décret, loin d’un véritable débat démocratique.
Pour l’UD CGT du Morbihan, la santé n’est ni un privilège ni une variable d’ajustement budgétaire. Se soigner doit rester un droit pour toutes et tous, quel que soit son âge, son salaire ou sa situation.
Parce qu’aujourd’hui, le vrai choix est simple : financer la solidarité ou faire payer les malades.
